Environ 1 900 établissements scolaires, soit 22,8 % de l’ensemble des écoles de la province du Sud-Kivu, n’ont pas fonctionné au mois de décembre de l’année dernière en raison des affrontements armés.
Les incidents ont entraîné plusieurs conséquences, notamment la mort de 4 élèves, 6 blessés et 3 autres enlevés.
C’est ce que rapporte le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) dans son rapport sur la situation humanitaire au Sud-Kivu couvrant la période du 1er au 31 décembre 2025.
Cette situation a compromis l’accès à l’éducation pour 555 552 enfants, à savoir 270 829 filles et 284 723 garçons, représentant 24,9 % des effectifs scolaires.
Selon le cluster éducation en province, cité par OCHA dans ce rapport, 123 écoles ont été directement affectées par les violences armées.
Ces écoles ont été soit attaquées, incendiées, détruites ou occupées par les groupes armés. Cette recrudescence est rapportée surtout dans les territoires de Kabare, Kalehe, Walungu, Shabunda, Uvira et Fizi, poursuit le rapport.
Cette situation a fortement perturbé la continuité éducative et exposé les enfants à des risques accrus, notamment en raison de leur présence prolongée hors des cadres d’apprentissage sûrs et protecteurs, écrit OCHA.
Plusieurs défenseurs des droits humains continuent d’appeler les parties belligérantes à assurer la protection des enfants, surtout les élèves, en cette période de conflits armés dans la partie Est de la RDC.
Considérant leur vulnérabilité et leur statut particulier en période de guerre, ces défenseurs insistent pour que les belligérants éloignent les combats des milieux scolaires et assurent la sécurité des écoles.
Par Expedit Kyalu