Les activités socio-économiques sont toujours paralysées dans le groupement de Kamanyola et dans plusieurs villages de la plaine de la Ruzizi depuis bientôt plus de 10 jours soit depuis le 15 février 2025.
Aucune école n’a ouvert les portes à Kamanyola et dans le reste de la plaine de la Ruzizi malgré différents appels. Les magasins restent fermés, aucune activité dans les marchés pendant que le trafic Uvira-Kamanyola reste timide.
Désormais, le trafic se fait uniquement et par intermittence entre Uvira-Luvungi puis Luvungi-Lubarika et enfin Lubarika-Kamanyola, explique notre correspondant sur place.
Entre temps, les villages se vident. Pour cause, des rumeurs faisant étant d’une éventuelle contre-attaque des FARDC appuyés par les Wazalendo au niveau de la plaine de la Ruzizi d’une part et d’autre part la progression des éléments de l’AFC/M23 en profondeur de la plaine de la Ruzizi.
Des dizaines d’habitants qui prennent fuite prennent la direction du Burundi, Bukavu, Nyangezi ou encore Lubarika pendant que d’autres ont jugé observer la situation à leurs domiciles.
Contacté, le chef de groupement de Kamanyola Chubaka Migabo Peuple appelle la population à l’apaisement en attendant le rétablissement de la situation sécuritaire. Il déplore néanmoins les pertes en vies humaines qui ne cessent de gonfler en nombre suite aux noyages.
Il s’agit de plus d’une vingtaine de personnes noyées dans la rivière Ruzizi en voulant traverser vers le Burundi, indique le chef de groupement.
Entre temps et alors qu’aucun tir n’avait été entendu à Kamanyola depuis l’occupation de Kamanyola par l’AFC/M23 le mardi 18 février 2025, la situation a complètement changé depuis l’avant midi de jeudi 27 février 2025.
Entendus depuis 8h au niveau de la colline surplombant le village de Katogota en territoire d’Uvira, les crépitements des balles ont paniqué les habitants de Kamanyola qui se rendaient aux champs et ceux qui étaient restés à leurs domiciles.
Quelques minutes plus tard, des tirs à l’arme lourde et des bombes ont commencé à se faire entendre tout près de Kamanyola.
Des sources contactées rapportent que deux personnes avaient été touchées par des balles perdues.
Par Wendo Joés depuis Kamanyola