Plus de 200 bovins, constitués essentiellement de vaches, sont déjà morts de la peste bovine dans plusieurs villages du groupement de Karhongo-Nyangezi, en territoire de Walungu, depuis le début de l’année 2026.
Dans plusieurs alertes parvenues à la rédaction, des habitants en général et particulièrement des éleveurs disent avoir déjà perdu leurs bovins à la suite de cette situation.
Parmi les signes de la maladie, les animaux atteints présentent un abattement physique extrême, ce qui les rend immobiles et les empêche de se nourrir normalement, indique pour sa part Balagizi Nteba, technicien vétérinaire dans le groupement de Karhongo-Nyangezi.
S’ajoutent des écoulements importants au niveau du nez et des yeux, d’abord clairs puis épais, qui changent de couleur avant de devenir purulents.
D’autres signes sont une diarrhée parfois sanglante et/ou contenant des lambeaux de muqueuse, une situation qui entraîne une déshydratation rapide de l’animal, précise Balagizi Nteba, qui appelle les éleveurs à la vigilance.
Pour lui, les éleveurs dont les bêtes présentent des symptômes de la peste devraient alerter les services vétérinaires pour des inspections.
Le vétérinaire Balagizi Nteba préconise également la vaccination de toutes les bêtes afin de limiter la chaîne de contamination.
Pour préserver des vies humaines, il conseille l’expertise de la viande de toute bête abattue avant toute consommation, surtout sur les marchés locaux et lors de différentes cérémonies.
Entre-temps, les habitants du groupement de Karhongo-Nyangezi évoquent la crainte de voir leur bétail décimé, avec un risque de provoquer une famine dans le milieu, d’où l’appel à une intervention urgente des autorités et des experts pour stopper ce phénomène.
Par Alain Kabika