Plusieurs personnalités vivant à Bukavu dénoncent la présence de leurs noms sur des listes qui circulent sur la toile, les qualifiant d’être membres ou cadres du M23.
Leur crime, c’est de n’avoir pas fui Bukavu depuis le déclenchement de la guerre en février 2025.
Selon des analystes, cette vague de listes est l’œuvre d’officines malveillantes conduites par certains politiciens et courtisans en mal de positionnement.
Ces derniers utilisent différentes plateformes pour saboter la réputation d’autrui, publier des listes calomnieuses et alimenter la désinformation, particulièrement en période de crise sécuritaire.
Plusieurs victimes citées faussement sur ces listes dénoncent cette façon de faire de certains jeunes acteurs politiques qui veulent se créer de la sympathie auprès des belligérants en leur vendant de fausses informations.
Ces fausses informations circulent massivement, notamment sur WhatsApp, TikTok et Facebook, pour manipuler l’opinion, salir la réputation des personnalités ou inciter à la haine.
Des listes de personnalités ou citoyens sont publiées pour les humilier, les accusant faussement de comportements immoraux ou d’appartenir à un camp, analyse un acteur sociopolitique de la place qui a requis l’anonymat.
En cette période de crise, les réseaux sociaux sont utilisés pour propager des messages incendiaires et aggraver l’insécurité.
Des initiatives locales comme « Chunguza Habari » et des formations sont organisées pour promouvoir la vérification de l’information et sensibiliser à une utilisation responsable des réseaux sociaux.
Celles-ci devraient contribuer à la formation d’une société éclairée, où les réseaux sociaux sont manipulés en toute responsabilité.
Les victimes demandent à la population de ne pas croire à ces listes et rappellent les sanctions prévues par le code du numérique congolais contre la diffamation en ligne.