La farine de manioc et celle de soja continuent d’être utilisées dans la fabrication de boissons fortement alcoolisées dans plusieurs villages de la chefferie de Ntambuka, en territoire d’Idjwi.
Cette utilisation favorise déjà une pénurie de ces aliments sur le marché, avec un risque de manque de farine au sein de la communauté.
C’est l’alerte lancée par plusieurs habitants de cette partie de la province du Sud-Kivu, qui dénoncent le recours à ces aliments nutritifs auxquels les fabricants ajoutent d’autres produits non contrôlés pour produire ces boissons.
Dans un entretien accordé à Radio Maendeleo, un des leaders locaux, Guillain Rohosafi, affirme que plusieurs ménages n’ont plus accès à ces produits, car la tendance générale est désormais orientée vers ces boissons.
Il rappelle toutefois que les consommateurs de ces boissons fortement alcoolisées sont exposés à plusieurs conséquences, se manifestant par le gonflement des joues et des pieds, en plus d’une tendance au vieillissement prématuré, même chez les plus jeunes.
Guillain Rohosafi appelle les autorités à intervenir afin d’éviter des pertes en vies humaines et la malnutrition dans les jours à venir.
Par Richelieu Byamana