Les activités ont repris bien qu’encore timidement la matinée de lundi 27 avril 2026 au centre commercial de Kavumu et ses environs dans le groupement de Bugorhe en territoire de Kabare.
Ceci après une nuit marquée par la peur et une forte psychose au sein de la population suite aux fortes explosions entendues du côté de l’aéroport national de Kavumu dans la soirée de dimanche 26 avril.
Des témoins sur place rapporte que trois premières explosions ont été entendues vers 16h30 et une autre vers 18h30 provoquant une forte paralysie au centre commercial souvent animé dans les heures vespérales.
Des milliers de personnes ont été aperçues courant dans tous les sens pour rejoindre leurs domiciles et se mettre à l’abri. Des fumées noires ont été également aperçues dans le ciel faisant croire à des bombardements vers l’aéroport.
Toute la nuit, témoignent les habitants sur place, la situation est restée confuse. Alors que les rumeurs gagnaient alors du terrain évoquant un probable survol d’un drone qui aurait largué des bombes sur l’aéroport, le représentant du chef de groupement de Bugorhe a publié un message d’assurance à la population.
Dans ce message, le représentant du chef de groupement a rassuré que ces détonations n’avaient aucun danger pour la population locale.
Sans trop de détails sur la nature des opérations, celui-ci a précisé que les autorités coutumières suivent de près l’évolution de la situation et demeurent engagées pour garantir la protection de la population.
Entre temps, des sources proches de l’AFC-M23 maintiennent la thèse d’une opération de déminage qui était en cours à l’aéroport de Kavumu.
Ce lundi 27 avril 2026, les marchés locaux, le petit commerce et les activités de transport en commun sont de nouveau animés bien que la psychose continue de régner dans le chef de la population surtout en l’absence d’une communication claire.
Il s’agit de la deuxième vague de détonations entendues dans ces circonstances et en deux jours. Le samedi 25 avril vers 20h, une explosion a été entendue dans la zone provoquant une panique à Kavumu tout comme dans le groupement voisin de Miti toujours en territoire de Kabare.
Et dans le groupement voisin d’Irhambi-Katana, c’est plutôt la psychose qui continue de régner au sein de la population à la suite des arrestations en cascade dont sont victimes les habitants.
Déjà le samedi 125 et dimanche 26 avril, plus de 40 personnes ont été arrêtées pour motif qu’elles ne disposaient pas des jetons prouvant leur participation aux travaux communautaires dits Salongo.
Enseignants, étudiants, pasteurs ou encore tenanciers de boutiques, personne n’a été épargné malgré la présentation des cartes de service ou autres documents, indiquent des témoins qui ajoutent que certains qui ont été libérés plusieurs après ont du payer une somme allant jusqu’à 100.000Fc et cela après avoir subi des tortures.
Les habitants plaident pour plus de sécurité, la fin de actes de terreur et surtout le respect des droits humains dans une zone où les séquelles de la guerre sont toujours présents dans les esprits de la population.