De nouveaux affrontements entre les combattants de l’AFC/M23 et les Wazalendo ont été signalés tôt le matin du lundi 8 juin dans les villages de Kakundu et Lukananda, dans le groupement de Mudaka en territoire de Kabare.
Selon des sources locales, des tirs d’armes lourdes et légères ont été entendus pendant plusieurs heures dans cette partie des hauts plateaux de Mudaka. Cette situation a entraîné la paralysie de plusieurs activités socio-économiques, tandis que certains élèves n’ont pas pu se rendre à l’école par crainte pour leur sécurité.
Parallèlement, des défenseurs des droits humains et acteurs sociaux de Mudaka dénoncent l’enlèvement du chef de centre Bahuma Nyakakonda. Enlevé dans la nuit du jeudi au vendredi dernier par des personnes non autrement identifiées, il demeure introuvable et sa famille reste sans nouvelles de son sort.
Pour dénoncer cet enlèvement ainsi que la persistance de l’insécurité, une journée sans activités a été observée lundi au centre commercial de Mudaka et dans ses environs. Les organisateurs de cette action demandent l’implication des autorités compétentes afin que le chef de centre soit retrouvé sain et sauf.
Dans le groupement voisin de Bugorhe, toujours en territoire de Kabare, les habitants alertent également sur une recrudescence des actes d’insécurité. Des hommes armés y sont régulièrement accusés d’exactions contre la population civile, aussi bien de jour que de nuit.
Le cas le plus récent concerne une femme et ses deux enfants blessés par balles dans la nuit du dimanche au lundi 8 juin au village Kabulungu. Ce nouvel incident s’ajoute à plusieurs autres cas signalés récemment à Cenkuru, Nyamakana et Kamakombe, où des habitants ont été blessés par balles, dépouillés de leurs biens et, dans certains cas, victimes de violences sexuelles.
Face à cette situation, les habitants appellent les autorités à renforcer les mesures de sécurité, à retrouver les auteurs de ces actes et à les traduire en justice conformément à la loi.
Par Samuel Habamungu