Le Cadre de concertation de la société civile de la chefferie de Wamuzimu dénonce ce qu’il qualifie d’actes de violence et de mauvais traitements dont auraient été victimes des jeunes membres du Conseil local de la jeunesse de Wamuzimu/Kitutu de la part d’agents de la société LUMA.
Ces faits se seraient produits lors d’une mission de suivi citoyen effectuée sur le site minier de Mitobo, situé dans le groupement de Banampute, en chefferie de Wamuzimu, territoire de Mwenga.
Selon Bienfait Fazili Mulonda Walubanda, coordonnateur du Cadre de concertation de la société civile de Wamuzimu, cette démarche visait uniquement à vérifier l’application de l’arrêté du ministre national des Mines portant suspension des activités d’exploitation industrielle et semi-industrielle de certaines sociétés minières étrangères dans la région.
Au lieu de bénéficier de la protection garantie à tout citoyen engagé dans une action pacifique, ces jeunes auraient été soumis à des traitements inhumains et dégradants avant d’être violemment agressés par des gardes affectés à cette société.
Pour Bienfait Fazili Mulonda Walubanda, ces actes constituent une grave violation des droits humains et du principe du respect de la dignité humaine.
Il rappelle qu’aucune coopérative ni entreprise ne peut se soustraire à l’autorité de la loi ni agir en dehors du cadre légal en vigueur.
Il plaide pour l’implication des autorités administratives, judiciaires, sécuritaires et minières afin qu’une enquête soit diligentée en vue d’établir toute la vérité sur les faits dénoncés et d’identifier les éventuelles responsabilités.
Réagissant à ces accusations, la société LUMA rejette en bloc les allégations portées contre elle. Sosthène Kwilemba, représentant de la coopérative Umoja Bomoko, affirme que leurs agents n’ont exercé aucune violence à l’encontre des jeunes concernés.
Il soutient néanmoins que les activités de la société se déroulent dans le respect des lois et règlements en vigueur.
Sosthène Kwilemba appelle la population à faire preuve de vigilance, à éviter toute manipulation ou désinformation et à privilégier les voies légales pour le règlement des différends liés à l’exploitation minière.
Précisons que, depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent pour dénoncer l’exploitation illicite des minerais par des sociétés à capitaux étrangers, souvent sans contrepartie pour les populations locales.
Par Myriam Mufano