La société civile du territoire de Fizi tire la sonnette d’alarme face à la détérioration de la situation sécuritaire dans les hauts et moyens plateaux, avec un impact négatif sur la crise humanitaire.
Dans une note d’information rendue publique et consultée par Radio Maendeleo durant le week-end, cette structure déplore la persistance des bombardements dans différents villages, notamment à Mulima et ses environs, le 3 juillet dernier.
Cette attaque, menée à l’aide de drones, a coûté la vie à trois civils, dont deux femmes et un enfant, et a détruit l’école primaire Ngulube.
Elle rappelle également que l’Hôpital général de référence de Minembwe a déjà été touché lors de précédents bombardements liés aux affrontements opposant l’AFC/M23-Twirwaneho à la coalition composée des FARDC, de l’armée burundaise et des Wazalendo.
En plus des pertes en vies humaines, la société civile de Fizi fait également état de la destruction d’habitations et de déplacements massifs de populations.
Dans cette note, la société civile de Fizi regrette que les engagements pris dans le cadre des processus de paix de Doha, de la Suisse et des États-Unis sur la cessation des hostilités ne soient toujours pas appliqués.
Son président, Me Jacques Alimasi, dénonce le silence de la communauté internationale et des partenaires impliqués dans la recherche d’une solution à la crise, pendant que les populations civiles continuent d’en payer le prix.
Il estime que la mise en œuvre effective des accords conclus, l’organisation d’un dialogue intercongolais inclusif impliquant toutes les parties au conflit, ainsi que le respect strict des droits humains et du droit international humanitaire demeurent indispensables en cette période.
Par Omeur Mudekereza