Le 19 août 2026, l’humanité célèbre la Journée mondiale de l’aide humanitaire, une journée instituée en 2003 par les Nations Unies en hommage aux travailleurs humanitaires et pour manifester la solidarité envers les personnes touchées par des crises à travers le monde.
Dans les provinces de l’Est de la RDC, principalement au Sud-Kivu, au Nord-Kivu et en Ituri, les travailleurs humanitaires exercent dans des conditions de plus en plus difficiles, alors que le nombre de personnes touchées ne fait qu’accroître à cause des crises multiformes.
Parmi les difficultés figurent la réduction des financements, l’impossibilité d’accéder à certaines zones affectées, l’exposition aux risques d’être arrêtés, voire tués par des porteurs d’armes, ainsi que le manque d’infrastructures et de moyens logistiques adaptés.
Dans un contexte de cristallisation de la crise, le Dr De Joseph Kakisingi, président du Conseil national du Forum des ONG humanitaires et de développement de la RDC, CONAFOD, indique que les besoins concernent notamment la protection des civils, l’accès aux abris, aux soins médicaux, à la nourriture ainsi qu’aux besoins essentiels comme l’eau et un environnement assaini.
Il rappelle que les personnels et organisations humanitaires doivent être protégés afin de travailler en toute sécurité, au lieu de devenir des cibles pour les hommes armés.
Le fait de les prendre pour cibles prive de nombreuses populations vulnérables d’accès à l’assistance, entraîne des pertes en vies humaines et la destruction des biens destinés aux nécessiteux.
Le docteur De Joseph Kakisingi indique que le respect du caractère humanitaire des interventions doit être garanti par toutes les parties.
Concernant la présence de faux humanitaires signalés dans certaines zones, le Dr De Joseph Kakisingi invite la population à la vigilance et à signaler tout comportement suspect aux autorités compétentes.
Il encourage également les véritables acteurs humanitaires à respecter les principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance afin de préserver la confiance des communautés bénéficiaires.
Malgré ces nombreux défis, les organisations humanitaires poursuivent leurs interventions, dans la mesure de leurs moyens, afin de répondre aux besoins des populations affectées par les conflits et les différentes crises.
Par Myriam Mufano