Au moins 15 000 personnes restent sans assistance à la suite de l’incendie de leurs maisons entre 2024 et 2026 dans la ville de Bukavu et dans certains territoires du Sud-Kivu. Ces chiffres représentent plus de 1 857 maisons parties en fumée durant la même période, en plus des institutions et entités de production ravagées par les flammes.
Ceci est contenu dans une note de plaidoyer adressée au Président de la République par le Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance, BARAZA LA RAIYA, en faveur des sinistrés des incendies à Bukavu et dans certains territoires.
Dans cette note, cette structure dit avoir répertorié plus de quinze cas de décès de femmes, d’hommes et d’enfants à la suite de ces incendies.
Ces incendies frappent une population déjà fragilisée par la pauvreté, le chômage, la précarité des logements, la crise économique, l’insécurité et les conséquences de la guerre, fait observer notre source à travers cette note de plaidoyer.
À ce jour, plusieurs de ces familles restent sans assistance et passent certaines nuits à la belle étoile, exposées aux intempéries. En plus de la ville de Bukavu, certains territoires, dont Kabare, Kalehe et Mwenga, ont également été touchés.
Ainsi, le Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance, à travers son président, Maître Amani Lwamba Shadrack, plaide pour l’identification des victimes et des ménages sinistrés ainsi que pour une assistance humanitaire d’urgence, en donnant la priorité aux femmes, aux enfants et aux personnes âgées.
Ce dernier déplore également l’attitude de certains notables et acteurs politiques qui semblent s’éloigner de leurs communautés au moment où celles-ci ont le plus besoin de leur accompagnement.
Amani Lwamba rappelle que derrière chaque maison détruite se trouve une famille composée d’enfants, de femmes, de personnes âgées et d’autres personnes vulnérables ayant parfois perdu en quelques minutes le fruit de plusieurs années de travail, d’où l’urgence d’une assistance en leur faveur.
Par Alain Kabika