Le Conseil Urbain de la Jeunesse de Bukavu appelle les différentes parties impliquées dans la crise congolaise à préserver le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire des affrontements politiques.
Dans une correspondance adressée à la Coordination de l’AFC/M23, cette structure de jeunes plaide pour que les universités restent un espace dédié à l’éducation et à la formation.
Le Conseil Urbain de la Jeunesse réagit notamment dans un contexte marqué par la nomination d’animateurs dans certains établissements universitaires ainsi que par la suspension des activités académiques décidée par les autorités de Kinshasa.
Pour Junior Kamwele, président du Conseil Urbain de la Jeunesse, les contraintes liées au contexte de guerre ne devraient pas conduire à exposer davantage le secteur éducatif aux tensions politiques. Il estime que les étudiants, les enseignants, les chercheurs, les personnels administratifs et les familles qui financent les études des jeunes sont les premières victimes de ces perturbations.
Un appel à toutes les parties
Dans sa correspondance, le Conseil Urbain de la Jeunesse demande à l’AFC/M23 d’éviter toute mesure susceptible d’interrompre ou d’instrumentaliser l’enseignement supérieur. Il appelle également les autorités de Kinshasa à ne pas utiliser les établissements universitaires ou les étudiants comme instruments dans un éventuel bras de fer institutionnel.
Junior Kamwele présente cette démarche comme un plaidoyer citoyen en faveur du droit à l’éducation. Pour lui, la continuité de la formation universitaire est essentielle pour préserver l’avenir académique et professionnel de la jeunesse.
Le président du Conseil Urbain de la Jeunesse invite enfin toutes les parties prenantes à mettre de côté leurs considérations politiques lorsqu’il est question d’éducation.
Il estime que l’avenir de la jeunesse ne devrait pas être sacrifié au gré des affrontements politiques et institutionnels.
Par Omeur Mudekekereza