Les tradipraticiens de la province du Sud-Kivu devraient être capables de reconnaître les principaux signes de la maladie à virus Ebola afin d’alerter rapidement les services de santé en cas de suspicion.
Le but est de favoriser une détection précoce des cas suspects et de limiter les risques de transmission au sein des communautés. C’est le message lancé lors d’une activité de sensibilisation organisée à l’intention des praticiens de la médecine traditionnelle, à l’occasion de la Journée africaine de la médecine traditionnelle.
Aimedo Mwenge, coordonnateur provincial des tradipraticiens au Sud-Kivu, indique que cette initiative vise notamment à renforcer les connaissances des tradipraticiens sur la conduite à tenir face à une personne présentant des signes de la maladie à virus Ebola et à encourager l’orientation rapide des cas suspects vers les structures sanitaires.
À la même occasion, le chef de bureau chargé des tradipraticiens à la Division Provinciale de la Santé au Sud-Kivu a fait observer que plusieurs tradipraticiens ne sont pas encore enregistrés auprès des services compétents et exercent leur métier sans encadrement suffisant.
Il souhaite voir un meilleur suivi et une organisation plus rigoureuse dans ce secteur afin de garantir la sécurité des patients, d’améliorer la collaboration avec les structures sanitaires et de lutter contre les pratiques à risque.
Il appelle également les tradipraticiens à respecter les normes sanitaires et à signaler sans délai tout cas suspect aux professionnels de santé.
De leur côté, les participants saluent cette initiative et s’engagent à mettre en pratique les connaissances acquises, notamment en orientant les personnes présentant des signes suspects vers les structures habilitées afin de contribuer à la prévention de la maladie.
Le Professeur Dr Marcel Suedy, l’un des participants, revient sur cet engagement.
Signalons que cette activité a réuni plusieurs tradipraticiens de la province du Sud-Kivu. Le thème retenu cette année est : « Rôles clés des tradipraticiens pour couper la chaîne de transmission de la maladie à virus Ebola ».
Par Myriam Mufano