La médecine traditionnelle et la médecine moderne devraient être complémentaires afin d’améliorer la prise en charge des patients et de valoriser les savoirs médicaux locaux.
Cette complémentarité passe notamment par un dialogue renforcé entre praticiens, la formation des acteurs, l’encadrement des pratiques traditionnelles et la collaboration entre les structures de santé.
C’est ce que pense Mulume Théophile, chercheur en phytothérapie, à l’occasion de la Journée africaine de la médecine traditionnelle, célébrée chaque 21 août.
Pour lui, la médecine traditionnelle joue un rôle important dans l’accès aux soins, particulièrement pour les populations disposant de moyens limités ou vivant dans des zones éloignées des structures sanitaires.
Elle contribue également à la préservation des connaissances médicinales ancestrales et à la valorisation des ressources naturelles.
Le chercheur ajoute que les conflits entre médecine traditionnelle et médecine moderne ne devraient pas exister, mais plutôt laisser place à une collaboration fondée sur la complémentarité, l’échange d’expériences et le respect des normes sanitaires.
Mulume Théophile appelle ainsi à davantage d’initiatives communes entre chercheurs, praticiens traditionnels et professionnels de santé afin de sécuriser les pratiques, de renforcer la recherche sur les plantes médicinales et d’offrir aux patients des soins plus accessibles et mieux adaptés à leurs besoins.
Il estime également nécessaire d’accompagner la recherche afin de mieux évaluer les propriétés thérapeutiques des plantes médicinales et d’identifier celles qui pourraient être intégrées aux soins modernes.
Par Myriam Mufano