Les autorités sont appelées à développer des mécanismes concrets pour lutter contre la prolifération des déchets plastiques dans la ville de Bukavu.
Le souci est de prévenir la pollution de l’environnement et le danger que ces déchets représentent pour la santé animale, humaine et la conservation de l’écosystème.
Cet appel est de Basimike Changaboba Joseph, enseignant-chercheur à l’Université LINDA Officielle de Bukavu (UOB) dans le domaine des sciences et technologies, filière Géologie, dans un entretien avec Radio Maendeleo jeudi 15 janvier 2026.
Détenteur d’une maîtrise en sciences de l’environnement, Basimike Changaboba Joseph salue la volonté des autorités en place, qui ont déjà entamé quelques initiatives pour assainir la ville.
Cependant, il estime que la gestion des déchets, surtout plastiques, demeure un problème, car, ajoute-t-il, ces déchets sont jetés n’importe où, oubliant que les emballages plastiques sont non dégradables et ont un impact négatif sur la fertilité du sol.
De même, regrette-t-il, les bouteilles plastiques sont visibles dans et autour du lac Kivu, menaçant ainsi son écosystème.
Pour réduire le danger que représentent ces déchets et emballages plastiques, Basimike Changaboba Joseph préconise l’éducation à l’environnement dès le bas âge, de l’école maternelle jusqu’à l’université.
En plus de l’éducation environnementale, il demande aux autorités de créer un environnement propice au développement des entreprises pouvant investir dans la production d’emballages biodégradables.
Cet enseignant d’université appelle également la population de Bukavu à la conscience, car la bonne gestion des déchets est l’affaire de tous et commence au niveau des ménages.
Dans le processus de promotion des entrepreneurs se lançant dans la production d’emballages biodégradables, Basimike Changaboba Joseph propose, entre autres, la réduction des taxes ou de contraindre les habitants de Bukavu à ne plus jamais utiliser les emballages plastiques.
Par Mapendo Linda