Les jeunes de la province du Sud-Kivu sont appelés à mettre leurs compétences au service de l’entrepreneuriat, de l’innovation et du développement de leurs communautés, plutôt que de sombrer dans l’oisiveté après leurs études.
Ceci passe notamment par l’apprentissage des métiers, les formations professionnelles et techniques, le renforcement des capacités ainsi que l’accompagnement des initiatives portées par les jeunes.
Ce message est de Déborah Mubalama, vice-présidente du Conseil provincial de la jeunesse du Sud-Kivu, à l’occasion de la Journée mondiale des compétences des jeunes, célébrée le 15 juillet de chaque année.
Pour elle, la jeunesse est confrontée à plusieurs défis, notamment le chômage, le manque d’opportunités d’emploi, l’insuffisance de formations adaptées aux réalités du marché du travail et le faible accès au financement des projets des jeunes.
Ces difficultés trouvent leur origine dans le déficit d’orientation professionnelle, le manque d’accès à des formations pratiques de qualité, la faible culture entrepreneuriale chez de nombreux jeunes ainsi que l’absence de passerelles entre les établissements de formation et le monde du travail, estime-t-elle.
Pour valoriser le potentiel de la jeunesse et favoriser son autonomie, une collaboration étroite entre les autorités publiques, les partenaires techniques et financiers, les établissements de formation et le secteur privé est indispensable afin de promouvoir les compétences des jeunes et d’en faire un véritable levier de développement.
Signalons que la Journée mondiale des compétences des jeunes a été instaurée par l’Organisation des Nations unies en 2014. Célébrée pour la première fois en 2015, elle vise à mettre en lumière l’importance des compétences des jeunes pour l’emploi, le travail décent et l’entrepreneuriat. Le thème retenu cette année est : « Des compétences pour un avenir commun ».
Par Myriam Mufano