Les combattants Wazalendo et les Forces Armées de la RDC ont fait leur entrée tôt le matin de lundi 11 mai 2026 dans la cité de Sange et dans d’autres entités voisines du groupement de Kabunambo, dans la plaine de la Ruzizi.
Des responsables locaux indiquent que c’est aux environs de 7h30 que les premiers éléments Wazalendo ont fait leur entrée après le retrait des troupes de l’AFC/M23. Quelques heures plus tard, les Forces Armées de la RDC ont également fait leur apparition dans la zone, poursuit notre source.
Déjà dans la soirée de dimanche 10 mai, des mouvements de militaires de l’AFC/M23 transportant leurs effets étaient visibles le long de la route nationale numéro 5 en direction de Luvungi et d’autres mouvements ont été signalés vers Katogota.
Le matin du lundi 11 mai 2026, des milliers de militaires de l’AFC/M23 se sont concentrés dans la cité de Luvungi, envahissant les rues et les installations sportives de la zone.
Aucun mouvement de population n’a été autorisé toute la matinée dans la cité de Luvungi et ses environs, indique un correspondant occasionnel joint par Radio Maendeleo.
Une forte psychose s’est également observée dans plusieurs entités jusqu’à Mutarule, Luberizi et Bwegera, en raison d’une forte présence militaire avec des munitions. Toutefois, dans l’après-midi, les militaires présents auraient commencé à se replier de certaines positions.
Certains éléments ont été aperçus quittant Luvungi en direction des collines de Kaziba via Lubarika, tandis que d’autres ont emprunté la route principale vers Kamanyola et Katogota, poursuit notre source.
Sur la route nationale numéro 5, le trafic des véhicules entre Uvira et Bukavu reste suspendu en raison de cette tension dans la zone. Les véhicules en provenance d’Uvira n’ont pas pu traverser Sange, tandis que ceux venant de Kamanyola ou de Bukavu sont restés bloqués dans les villages situés en amont de Luvungi.
À Sange, quelques tirs ont été entendus dans la matinée. Un responsable local attribue ces détonations à certains éléments Wazalendo qui cherchaient visiblement à confirmer leur présence dans la zone.
La situation est toutefois redevenue calme et les autorités affirment multiplier les efforts pour éviter tout débordement et favoriser plutôt le relèvement communautaire, conclut notre source.
Dans la cité de Kamanyola, la situation demeure calme, mais les mouvements militaires continuent de semer la confusion au sein de la population, indique une source locale qui rassure néanmoins que tout est sous contrôle.
Par Etienne Mulindwa