La situation reste confuse dans la plaine de la Ruzizi depuis le week-end, principalement dans la cité de Sange, à Luvungi et vers Katogota en territoire d’Uvira.
Des sources sur place rapportent un mouvement massif de personnes armées et de civils accompagnés de leurs bétails qui quittent la cité de Sange vers d’autres zones comme Luvungi, Katogota et Kamanyola.
Ces mouvements seraient dus aux informations faisant état de probables combats qui pourraient éclater à tout moment entre les troupes de l’AFC-M23 et les combattants Wazalendo dans la zone.
Sans plus d’explications, un responsable local à Luvungi indique avoir reçu l’ordre de quitter la zone. Malgré ces mouvements, les troupes de l’AFC-M23 restent visibles dans la cité de Sange et ses environs, tout comme dans certains villages du groupement de Kabunambo, alors que les éléments des FARDC et des Wazalendo sont concentrés aux environs et dans la cité de Kiliba, rapportent des sources de la société civile locale.
Entre-temps, l’on rapporte le massacre d’au moins cinq civils dans le village de Mutarule 1, des maisons incendiées et plusieurs femmes violées. Des organisations de défense des droits humains parlent d’une violence sans précédent qui a caractérisé ces événements, dont les auteurs restent non identifiés.
Même situation dans les villages Kabere, Kihinga, Mubere et Mulenge, dans la chefferie de Bafuliru, où des combattants armés auraient commis plusieurs cas de violations des droits humains, notamment des massacres, des viols, des enlèvements et des incendies de maisons.
Par Etienne Mulindwa