Le Mouvement Sauvons la RDC conditionne sa participation à tout éventuel dialogue intercongolais au respect d’une série de préalables, dont la décrispation politique, la libération des prisonniers et l’observance du cessez-le-feu.
Dans un communiqué daté du 14 janvier 2026, le mouvement dit saluer l’implication du président angolais João Lourenço, mais insiste sur la nécessité d’une « sincérité » et d’une constance des parties.
Le mouvement critique le changement récurrent de lieux et de médiations, estimant que cette instabilité « laisse un goût d’inachevé ».
Il accuse par ailleurs le pouvoir de poursuivre les arrestations, exils forcés et pressions sur des opposants, journalistes et activistes, tout en évoquant le massacre survenu le 11 janvier à Bukama, dans le Haut-Lomami, imputé à des éléments des Forces Armées de la RDC.
Tout en affirmant son engagement pour une solution politique, Sauvons la RDC appelle à terminer le processus de Doha avant tout nouveau dialogue et plaide pour une médiation assurée par les évêques catholiques et protestants, jugés plus à même de mener un cadre inclusif et sans tabous. Le mouvement met en garde contre un dialogue pour gagner du temps, tout en réaffirmant que les décisions concrètes priment toujours sur les promesses.
Par Omeur Mudekereza