Les habitants du Sud-Kivu sont invités à promouvoir la cohésion sociale et le vivre-ensemble pendant cette période de crise politique et sécuritaire.
Ils sont également appelés à bannir les accusations infondées, devenues récurrentes, et qui peuvent engendrer des conflits ainsi que des troubles à l’ordre public.
Cette recommandation émane de Jean Moreau Tubibu, défenseur des droits humains et membre du groupe Jérémie.
Notre source fait référence aux différentes listes qui circulent à Bukavu, accusant certaines personnes de collaborer avec l’une ou l’autre des parties belligérantes dans la crise actuelle.
Selon lui, ces listes exposent les personnes citées à de graves dangers, les plaçant sous menaces et les poussant parfois à fuir par crainte d’être lynchées.
Pour Jean Moreau Tubibu, cette situation alimente la méfiance et entretient un climat de confusion, alors que le contexte actuel exige plutôt la solidarité et l’unité.
Ces accusations ne sont pas sans conséquence, car elles portent atteinte à l’intégrité morale et physique des personnes concernées, allant jusqu’à contraindre certaines à l’exil pour leur sécurité.
Bien plus, certaines personnes citées voient leurs biens confisqués sans fondement légal et se retrouvent contraintes de recommencer la vie à zéro.
Jean Moreau Tubibu qualifie ce comportement de lâche et incivique, estimant qu’il va à l’encontre des valeurs de solidarité qui devraient caractériser la population en période de crise.
Il sied de préciser que les listes concernées ont été publiées sur les réseaux sociaux, principalement sur les plateformes WhatsApp, Facebook, TikTok et X.
Par Hélène Bujiriri