Au total, 412 cas de violations des droits humains ont été documentés dans trois territoires du Sud-Kivu, à savoir Shabunda, Mwenga et Fizi.
C’est ce que révèle le Bloc citoyen Amani dans un rapport de monitoring rendu public et consulté ce jeudi 7 mai 2026.
Dans ce document, cette organisation indique que plusieurs cas sont liés aux affrontements armés, aux extorsions ainsi qu’aux atteintes répétées à la vie et aux droits des civils.
S’y ajoutent des cas de violences sexuelles et basées sur le genre, des arrestations arbitraires, des détentions illégales, des pillages des biens de paisibles citoyens, des braquages ainsi que des tracasseries aux barrières illégales.
Le territoire de Shabunda arrive en tête avec 184 cas, soit 44,66 % de l’ensemble. Il est suivi de Mwenga avec 136 cas, représentant 33,01 %, tandis que Fizi totalise 92 cas, soit 22,33 %.
Selon le Bloc citoyen Amani, la persistance de ces violations s’explique notamment par la prolifération des groupes armés, l’affaiblissement du contrôle effectif de l’État sur les porteurs d’armes, l’impunité ainsi que la vulnérabilité croissante des communautés locales.
Face à cette situation, la structure recommande aux autorités de renforcer la protection effective des civils, notamment par la suppression des barrières illégales et l’ouverture d’enquêtes sur tous les cas documentés.
Elle appelle également les partenaires humanitaires à renforcer les services de prise en charge des survivantes de violences sexuelles et à soutenir les mécanismes communautaires d’alerte.
Quant aux communautés locales, elles sont invitées à continuer de dénoncer les abus, à consolider les mécanismes locaux de prévention des conflits et à promouvoir la protection des enfants ainsi que des groupes vulnérables, conclut Josué Assani.
Par Alain Kabika