L’Assemblée nationale a franchi, mardi, un pas décisif vers le changement de la Constitution. Les députés nationaux ont adopté la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum.
Le texte, immédiatement transmis au Sénat pour une seconde lecture, renforce sensiblement les prérogatives du Président de la République dans la convocation d’une telle consultation populaire. Dans la foulée, les députés nationaux se sont constitués en chambre constituante.
Pour mener à bien ce processus engagé par la majorité au pouvoir, les rangs de cette instance ont été considérablement élargis.
Elle intègre désormais les députés provinciaux, les conseillers municipaux ainsi que les gouverneurs de province.
Pendant ce temps, cinq partis politiques de l’opposition, à savoir l’Alliance pour le Changement (A.Ch), l’ECiDé, Ensemble pour la République, l’ENVOL et le LGD, ont officiellement notifié les autorités urbaines de la tenue d’un sit-in le vendredi 12 juin à partir de 10 heures, devant l’esplanade du Palais du Peuple.
Dans leur correspondance adressée au gouverneur de la ville-province de Kinshasa, les organisateurs rappellent qu’ils agissent en vertu de l’article 26 de la Constitution.
Leur objectif est d’exprimer leur rejet catégorique du projet de loi référendaire visant à modifier la loi fondamentale.
L’opposition demande aux autorités de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité des manifestants.
Par Omeur Mudekekereza