L’adoption, lundi 15 juin 2026, par le Sénat de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo suscite des réactions critiques au sein de l’opposition et de la société civile.
Roger Buhendwa, collaborateur du prix Nobel de la paix Denis Mukwege, qualifie cette démarche de « scandale désolant » et estime qu’elle ouvre la voie au démembrement ou à la balkanisation du pays.
Réagissant à l’adoption en seconde lecture de la loi référendaire par la chambre haute du Parlement, il juge inconcevable l’organisation d’un référendum sans la participation des populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où plusieurs territoires restent sous administration de l’AFC/M23.
Selon lui, engager un tel processus dans le contexte actuel reviendrait à exclure une partie du territoire national et de ses habitants. Il appelle ainsi les Congolais à rester unis afin de faire obstacle à cette initiative.
Il convient de rappeler que les sénateurs et les députés, réunis en commission mixte paritaire, ont récemment harmonisé leurs positions sur la composition de l’Assemblée constituante. Les conseillers communaux ont finalement été exclus de cette structure.
Adopté dans les mêmes termes par les deux chambres du Parlement, le texte doit désormais être transmis au chef de l’État pour promulgation.
Par Expedit Kyalu