La tension demeure vive sur les lignes de front, principalement à Rugezi, Point Zéro et Mikenge, dans les hauts plateaux de Fizi et Mwenga, au sud de la province du Sud-Kivu.
Cette situation fait suite aux affrontements qui ne perdent pas en intensité entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo, et les troupes de l’AFC-M23/Twirwaneho dans les villages situés autour de Minembwe.
Alors que certaines sources annoncent la conquête de l’ensemble du centre de Minembwe par les forces gouvernementales, d’autres évoquent plutôt la prise de quatre villages depuis mardi dernier autour de cette entité, notamment Madegu, UGEAFI, Ilundu et un quatrième village dont l’identité n’a pas été précisée.
Ce jeudi 18 juin 2026, les combats se sont poursuivis avec pour objectif, selon des sources concordantes, la prise de contrôle du centre de Minembwe par les FARDC et leurs alliés.
Si les FARDC continuent de communiquer sur cette avancée à travers le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, du côté de Twirwaneho, peu d’informations filtrent sur l’évolution de la situation.
Par l’entremise de son porte-parole, Laurence Kanyuka, l’AFC-M23 avait dénoncé dimanche dernier les attaques et bombardements en cours, qualifiant ces actes de violation du cessez-le-feu.
Selon des sources de la société civile locale, ces nouveaux combats continuent de faire des victimes parmi les civils, en plus d’occasionner d’importants dégâts matériels, notamment dans les écoles et les structures sanitaires.
Des déplacements massifs de populations sont également signalés. Certains habitants se dirigent vers des villages jugés relativement sûrs, tandis que d’autres trouvent refuge dans la brousse.
Dans ce contexte, l’administrateur du territoire de Fizi appelle les populations à continuer de privilégier le vivre-ensemble, la solidarité et l’amour du prochain, particulièrement envers les personnes déplacées, sans distinction d’origine tribale ou ethnique.
Par Etienne Mulindwa