Les autorités sont appelées à accélérer les pourparlers en vue de la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, notamment aux postes frontaliers de Bukavu et de Goma.
Ce plaidoyer émane des femmes petites commerçantes actives dans le commerce transfrontalier entre le Rwanda et la RDC via la frontière de Ruzizi II. Elles exercent leurs activités au marché Elakat, situé dans la commune d’Ibanda à Bukavu.
Interrogées par Radio Maendeleo lors d’une descente effectuée sur place, ces commerçantes, ainsi que plusieurs habitants rencontrés, justifient leur demande par la maîtrise de la maladie à virus Ebola dans la province, telle qu’annoncée par les autorités sanitaires.
Selon elles, l’absence de cas actifs d’Ebola au Sud-Kivu ne justifie plus le maintien de la fermeture des frontières, cette mesure ayant été prise principalement pour limiter la propagation de la maladie.
Les commerçantes affirment que cette fermeture affecte considérablement leurs activités économiques. Désormais, les commandes de marchandises s’effectuent principalement par téléphone, une situation qui ne leur permet ni de vérifier la qualité ni de contrôler la quantité des produits achetés.
Pour elles, la réouverture des frontières leur offrirait la possibilité de se rendre directement dans les marchés rwandais afin de sélectionner elles-mêmes leurs marchandises et de mener leurs activités commerciales dans de meilleures conditions.
L’une d’entre elles, Aimée Namulisa, estime que cette mesure contribuerait à relancer les activités des petites commerçantes fortement affectées par les restrictions actuelles.
Ces femmes, ainsi que d’autres requérants, assurent par ailleurs être suffisamment sensibilisés au respect des mesures barrières contre le virus Ebola. Elles se disent prêtes à accompagner les efforts des autorités dans la prévention de toute nouvelle contamination.
Il convient de préciser que des centaines d’autres personnes sont également affectées par cette fermeture des frontières. Certaines ne peuvent plus rejoindre leurs lieux de travail, leurs domiciles ou effectuer librement leurs déplacements. Une situation qui réduit considérablement les opportunités économiques et complique le quotidien de nombreux habitants des zones concernées.
Par Hélène Bujiriri