La mise en place de mécanismes de signalement des discours haineux, suivie de l’utilisation de systèmes de modération capables de détecter, d’analyser et de repérer les contenus dissimulés ou déguisés, figure parmi les méthodes qui contribueraient à la prévention des discours de haine au sein des communautés.
À cela s’ajoute la réduction de l’amplification automatique de ces contenus, notamment par la limitation ou la désactivation de la visibilité des comptes qui propagent et alimentent la haine.
C’est ce que pense Colette Salima, actrice en Peace Building, en marge de la Journée internationale de lutte contre les discours de haine, célébrée le 18 juin de chaque année.
Elle estime que, pour limiter la propagation des discours haineux, il est essentiel d’agir au niveau communautaire. Cela passe notamment par la sensibilisation des citoyens et l’apprentissage des bonnes pratiques permettant de répondre à certaines provocations ou publications offensantes sans pour autant nourrir la haine ou encourager les conflits.
En ce qui concerne la gestion des outils de l’intelligence artificielle, bien qu’ils demeurent complexes, Colette Salima insiste sur la vérification des informations et des contenus générés avant leur diffusion, dans le but de lutter contre la désinformation et la propagation de fausses nouvelles.
Colette Salima appelle la population, en particulier les jeunes, à utiliser l’intelligence artificielle de manière responsable, éthique et réfléchie afin qu’elle demeure un outil de progrès, de cohésion sociale et de promotion du vivre-ensemble plutôt qu’un vecteur de division et de haine.
Elle insiste également sur la nécessité de ne pas accorder une confiance aveugle à tout ce qui circule sur les plateformes numériques, en développant un esprit critique et responsable face aux contenus consultés.
Cette actrice en Peace Building recommande par ailleurs la formation de médiateurs capables d’apaiser les discussions entre les communautés.
Par Myriam Mufano