Malgré l’organisation permanente des travaux communautaires dans la ville de Bukavu, les immondices trainent toujours sur des espaces publics fermes, dans les égouts et flottent encore en quantité considérable sur les eaux du Lac-Kivu et de la rivière Ruzizi.
Selon un constat de Radio Maendeleo, les déchets ménagers restent entassés pendant plusieurs jours à l’entrée des maisons des particuliers tout à certains espaces publics.
Si des efforts sont consentis par les ménages pour le paiement mensuel de la redevance d’évacuation, il se pose un sérieux problème dans le déploiement des camions chargés d’effectuer cette tache précise.
Les ménages assemblent les déchets et les placent aux lieux de transit, selon les programmes communiqués par les cadres de base, mais l’évacuation tarde à intervenir avec pour conséquence la dégradation continue des déchets, la production des mauvaises odeurs et l’attrait des mouches qui se réfugient ensuite dans les maisons voisines.
Beaucoup imputent la responsabilité aux entreprises chargées de l’évacuation des déchets les accusant d’être moins efficaces sur le terrain.
En revanche, une autre tendance estime qu’au vu de la quantité des déchets produite par jour à Bukavu évaluée à plus de 800 tonnes, le système instauré par les autorités en place ne saura couvrir l’immense besoin qui se pose.
De son côté, le maire de Bukavu sous l’AFC/M23 invite les ménages à respecter le calendrier d’évacuation des déchets qui détermine le jour de la semaine que telle ou telle avenue est censée accueillir le camion chargé de la collecte des détritus.
Il demande aux chefs d’avenues de signaler tout manquement ou retard imputable à l’entreprise pour des dispositions administratives utiles.
Bien plus, au-delà des déchets ménagers, il se pose encore un problème dans la gestion des bouteilles plastiques et emballages plastiques qui continuent d’être jetés sur les voies publiques avant de finir leur course soit au lac Kivu ou la rivière Ruzizi.
D’importants efforts grâce à l’implication de la Coopération Suisse à travers le « Mois Vert » mais une faible appropriation
Ces défis persistent pourtant durant tout le mois de Mars 2026, les habitants de la ville de Bukavu et les autorités ont été sensibilisés sur les enjeux environnementaux dans le cadre du mois vert.
Initiative de la Direction du Développement et de la Coopération DDC, le mois vert a consacré une série d’activités de sensibilisation qui a regroupé les organisations non gouvernementales, les scientifiques et les médias autour des enjeux environnementaux.
Des défis ont été soulevés et les perspectives ont été proposées à l’autorité publique et aux habitants en vue de rendre salubre la ville de Bukavu.
Cependant, regrette un expert environnemental qui a requis l’anonymat, l’appropriation étatique assortie des mesures de puissance publique efficaces et coercitives n’ont pas suivies.
Ces derniers pensent que pour contenir les déchets à Bukavu, l’action de l’Etat s’impose. L’hôtel de ville devrai rende disponible plusieurs dizaines des camions à déployer chaque jour dans les avenues pour la collecte des immondices.
Il suggère un appui aux entreprises investies dans la transformation et la valorisation des déchets et une surtaxation des entreprises qui importent les emballages et bouteilles plastiques en vue de favoriser l’usage des emballages écologiques.
Face aux critiques sur les efforts des organisations non gouvernementales qui contribuent pour une ville de Bukavu plus propre, des experts rappellent que la Coopération Suisse agit à travers les ONG nationales et cela en appui au gouvernement en conformité au programme de coopération signé entre les deux parties.
Ainsi, les efforts de ces organisations devraient être capitalisés autant par les pouvoirs publics que par les populations elles-mêmes afin d’obtenir de plus en plus de résultats sur le terrain car, rappelle notre source, les activités d’un projet sont alignées dans un temps précis et selon des objectifs et résultats précis avec un impact à mesurer progressivement.
Par la Rédaction