Des mesures concrètes s’imposent de toute urgence pour améliorer la gestion des déchets dans la ville de Bukavu, à l’approche de la prochaine saison des pluies.
L’urgence s’explique par le fait que l’absence d’un véritable plan de gestion des déchets expose davantage la ville aux risques d’inondations, de pollution et à d’autres conséquences environnementales.
C’est l’avis d’Espoir Mugabo, enseignant et chercheur en gouvernance des ressources naturelles et environnementales, au lendemain des dégâts causés par les pluies de samedi dernier dans plusieurs quartiers de la ville de Bukavu.
Le chercheur fait remarquer que, malgré les taxes payées par les ménages pour l’évacuation des ordures, des tas d’immondices continuent de s’accumuler dans plusieurs quartiers et ronds-points de Bukavu.
À la moindre pluie, explique-t-il, ces déchets obstruent les caniveaux avant d’être entraînés vers le lac Kivu, où ils finissent par compromettre le bon fonctionnement de la centrale hydroélectrique de Ruzizi I.
Espoir Mugabo attribue cette situation au manque de planification, au manque de professionnalisme des structures chargées de l’assainissement, mais aussi au déficit de responsabilité citoyenne dans la gestion des déchets.
Il rappelle que les caniveaux ne doivent pas être transformés en dépotoirs pendant la saison sèche afin d’éviter leur obstruction lors des premières pluies.
Le chercheur recommande notamment l’élaboration d’un plan durable de gestion des déchets, l’affectation effective des fonds collectés aux activités d’assainissement, l’application de sanctions contre les contrevenants ainsi qu’une prise de conscience collective.
Pour rappel, malgré les frais d’évacuation des déchets payés par les ménages, des tas d’immondices restent visibles dans plusieurs quartiers et ronds-points de Bukavu.
Lors des dernières pluies, plusieurs caniveaux obstrués ont débordé, entraînant des déchets vers le lac Kivu et dans plusieurs avenues, au point de perturber la circulation.
Par Omeur Mudekereza