Les activités sont restées paralysées sur l’ensemble de la ville de Baraka et une bonne partie du territoire de Fizi.
Les transporteurs, les opérateurs économiques et autres forces vives répondaient ainsi à trois journées ville morte pour dénoncer l’arrestation de six défenseurs des droits humains à Baraka parmi lesquels le président urbain de la société civile à Baraka et le vice-président de la FEC centre de négoce de Baraka.
Pour ce premier jour de mobilisation, des sources locales indiquent que la circulation des motos et véhicules est restée suspendue alors que les boutiques et marchés n’ont pas fonctionné.
Malgré la présence impressionnante des éléments de l’ordre, les habitants ont préféré rester chez-eux en réponse au mot d’ordre des forces vives et la Fédération des Entreprises du Congo FEC en sigle dans cette partie du Sud-Kivu.
Pour rappel, ces trois journées ville-morte vont aller jusqu’au 19 Aout. Les défenseurs des droits humains arrêtés sont parmi les membres des forces vives qui s’étaient opposé au recouvrement forcé des taxes à travers un bouclage annoncé par la DPMR à Baraka.
Ces derniers ont été transférés à Uvira vendredi dernier soit un jour après leur arrestation par le commandement militaire basé dans la ville de Baraka.
Mais pour la société civile, protester contre une taxe est légitime surtout lorsqu’il n’y a aucune redevabilité ou lorsque les services asphyxient déjà les assujettis avec la coupure de la connexion internet qui entraine l’arrêt de plusieurs services.
Par la Rédaction