Les organisations de la société civile, les mouvements citoyens et les structures réunies au sein de la Fédération des Entreprises du Congo, FEC en sigle, du territoire de Fizi annoncent trois journées sans travail, soit les 17, 18 et 19 août 2026, sur l’ensemble de cette partie de la province du Sud-Kivu et dans la ville de Baraka.
Cette décision vise à exiger la libération sans conditions de six défenseurs des droits humains, dont le président urbain de la Société civile Forces vives de Baraka, Etunda Maisha, et le vice-président de la FEC, Ali Mukindula.
Ces derniers ont été arrêtés jeudi 14 août dernier à Baraka par le commandement des Forces armées de la RDC basé dans cette ville, dans un contexte marqué par des contestations contre de nouvelles taxes exigées par le gouvernement provincial à travers la Direction provinciale de mobilisation et d’encadrement des recettes, DPMR, dans cette ville.
Dans un communiqué rendu public, les organisations de la société civile, les mouvements citoyens et la FEC indiquent que ces journées sans activités constituent un moyen d’exiger des autorités la libération de ces défenseurs des droits humains.
Dans une correspondance rendue publique le week-end, le président de la Société civile Forces vives de Fizi, Me Jacques Alimasi, rappelle que l’activisme n’est pas un crime.
Il rappelle que depuis que les forces vives contestent le paiement de ces nouvelles taxes et le bouclage imposé pour ce faire, des journalistes et défenseurs des droits humains subissent des pressions, jusqu’à être assimilés aux ennemis de la République.
Il dénonce également la persistance de la coupure des réseaux internet dans la zone, une situation qui continue d’asphyxier la population, empêchant l’exercice de plusieurs activités et réduisant le pouvoir d’achat des populations.
Rappelons que, juste après l’annonce de ce bouclage pour un recouvrement forcé des taxes, une altercation avait éclaté entre les services de l’ordre et les transporteurs, causant la mort d’au moins une personne. Le bureau de la DPMR avait également été incendié.
Par Etienne Mulindwa