Au moins quatre personnes ont été tuées et 21 ménages attaqués dans le groupement de Mudusa, en territoire de Kabare, entre le 9 août et le 3 septembre 2026. Ces incidents sont répartis sur huit cas d’attaques attribuées à des hommes armés.
Ce bilan a été présenté jeudi 3 septembre par la Société civile Forces vives de Mudusa, au lendemain d’une nouvelle attaque ayant coûté la vie à une jeune fille de 20 ans, dans la nuit du mercredi au jeudi 3 septembre.
Selon cette structure citoyenne, les incidents ont principalement été signalés dans les villages de Mudusa-Centre et Cimpwiji, ainsi que dans plusieurs de leurs sous-villages.
Le dernier cas en date a été enregistré à Nyangulube et Kalangwe, où deux ménages ont été attaqués au cours de la même nuit, rapporte la société civile locale.
Quelques heures plus tôt, une femme avait été tuée à Cimpwiji vers 19 heures par des hommes armés non identifiés. Entre le 30 et le 31 août, cinq ménages avaient également été attaqués à Cirhagabwa 2, dans le même village de Cimpwiji, selon la Société civile Forces vives de Mudusa.
Face à la répétition de ces incidents, François Mubalama, président de la société civile sous-noyau de Mudusa, appelle les autorités à renforcer de toute urgence les mesures de sécurité dans les zones concernées.
Il demande notamment une meilleure protection des personnes et de leurs biens, ainsi que la mise en place de mesures préventives pour éviter de nouvelles attaques.
Enfin, la société civile plaide pour le rétablissement de la paix et la libre circulation des populations dans cette partie du territoire de Kabare.
Par Omeur Mudekereza