La rentrée scolaire 2026-2027 a été effective ce mardi 1er septembre 2026 dans les écoles de la ville de Bukavu et ses environs, conformément au calendrier scolaire.
Dès les premières heures de la matinée, les rues de Bukavu étaient inondées de noir et blanc, couleurs des uniformes des élèves en République démocratique du Congo. Dans différents coins de la ville, des enfants prenaient le chemin de l’école, certains accompagnés de leurs parents, d’autres en groupes avec leurs camarades.
Les parents étaient particulièrement nombreux à accompagner les tout-petits de l’école maternelle, signe d’une reprise plutôt effective, malgré un contexte économique difficile pour de nombreuses familles.
Dans les écoles visitées par Radio Maendeleo, les enseignants ont également répondu présents. Certains avaient déjà commencé à dispenser les premiers cours, témoignent des élèves rencontrés.
Dans les salles de classe, l’ambiance était marquée par les retrouvailles entre camarades, la découverte de nouveaux enseignants et la reprise des activités scolaires. Lors des rassemblements matinaux, les gestionnaires d’écoles donnaient également les différentes consignes pour cette nouvelle année scolaire.
Heureux de retrouver le chemin de l’école après plusieurs semaines de vacances, les élèves souhaitent surtout poursuivre cette année sans interruption. Ils espèrent notamment que la situation sécuritaire ne viendra pas perturber leur parcours et appellent à une année scolaire placée sous le signe de la paix et de la quiétude.
Ils demandent également aux autorités de veiller au paiement régulier des enseignants afin de prévenir les mouvements de grève qui, selon eux, ont eu un impact direct sur leur apprentissage.
Une élève, qui s’exprime sous anonymat, appelle par ailleurs les belligérants à épargner les écoles et le secteur de l’éducation des conséquences du conflit.
À Bukavu, cette première journée est donc placée sous le signe de la reprise, avec l’espoir des élèves de pouvoir commencer et terminer cette année scolaire dans la paix, sans guerre, sans grève et sans interruption des cours.
Par Omeur Mudekereza