Des morts, des blessés et des centaines de maisons réduites en cendres ; c’est le bilan encore provisoire d’un gigantesque incendie qui s’est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi 21 septembre 2026 au quartier Nyalukemba, dans la commune d’Ibanda à Bukavu.
Un incendie parti d’un lieu de deuil
Il s’agit des avenues Irambo 1 et 2 qui ont été touchées par cet incendie qui serait parti d’une maison où se tenait un deuil dans cette partie de la ville de Bukavu.
Au petit matin, la désolation
Alors qu’il est déjà 7h1, moment où les élèves d’autres entités se rendent à l’école et leurs parents s’organisent pour la journée, sur les avenues Irambo 1 et Irambo 2, c’est la désolation que l’on peut lire sur les visages des centaines de familles victimes.
Sur place, plusieurs traces des flammes sont toujours visibles, avec des foyers dégageant de fortes chaleurs et fumées, signe de la virulence de cet incendie qui s’est déclaré aux environs de 23h pendant que les habitants étaient déjà en plein sommeil.
Près de 500 maisons détruites
Les flammes se sont alors vite propagées jusqu’à mettre à terre environ 500 maisons essentiellement construites en planches, à en croire les estimations d’un cadre de base rencontré sur place.
Les jeunes se sont déployés, mais les flammes n’ont été maîtrisées que plus de deux heures après leur déclenchement, laissant derrière elles des maisons en ruines et des familles dans la détresse.
Des victimes entièrement calcinées
Parmi les personnes décédées, deux enfants d’une même famille et un jeune garçon, détenteur d’une boutique de son état, dont les corps ont été totalement calcinés.
Père de huit enfants, Milenge Pascal indique avoir été surpris par les alertes des voisins, mais c’était déjà tard et l’urgence n’était que de sauver sa vie et celle de ses dépendants. Mains sur la joue comme d’autres habitants, celui-ci vient de voir des années d’économies s’éteindre dans un laps de temps.
Une zone déjà frappée par un incendie
Dans cette partie de la ville de Bukavu, certaines familles ne sont pas à leur première expérience dans ce genre de catastrophe. En effet, il y a un peu plus de trois ans, la même zone avait connu un incendie dévastateur réduisant en cendres des centaines de maisons.
Des dizaines de femmes sont restées sans mots, voyant leurs effets réduits en cendres. Certaines ont été vues dans des officines pharmaceutiques pour faire contrôler leur tension artérielle ou encore leur rythme cardiaque.
Les jeunes réclament des moyens d’intervention
Pour Benedi Chirakarula, jeune du milieu également victime de la catastrophe, les autorités devraient rendre disponibles les camions anti-incendie à temps, avec suffisamment d’eau lorsqu’une alerte est lancée.
Sept églises et une école touchées
Précisons que parmi les infrastructures touchées, l’on compte sept églises locales et une école privée, en l’occurrence le Complexe Scolaire Les Élites de demain.
Par Etienne Mulindwa