La malnutrition, la consommation excessive d’alcool et le stress figurent parmi les facteurs susceptibles de favoriser la survenue d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Ces éléments peuvent contribuer à fragiliser les vaisseaux sanguins et à provoquer des troubles pouvant conduire à un AVC.
C’est ce qu’indique le docteur Kachungunu Matabaro Charles, neurochirurgien aux Cliniques universitaires de Bukavu, dans un entretien accordé à Radio Maendeleo. À l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC, célébrée le 29 octobre de chaque année, Radio Maendeleo revient sur les explications et les conseils de ce spécialiste.
Deux principales formes d’accidents vasculaires cérébraux
Selon le docteur Kachungunu, l’AVC peut être ischémique, lorsqu’un caillot obstrue une artère, ou hémorragique, lorsqu’une artère cérébrale se rompt et provoque un saignement.
Ces deux formes peuvent entraîner de graves lésions cérébrales, des handicaps durables, une perte d’autonomie, voire le décès, indique-t-il.
Les principaux facteurs de risque et les signes d’alerte
Parmi les facteurs de risque, ce spécialiste cite notamment l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, le stress, les mauvaises habitudes alimentaires, la sédentarité ainsi que certaines maladies cardiovasculaires.
Concernant les signes d’alerte, il évoque les vertiges, les maux de tête, les troubles de la vision, la déformation soudaine du visage, la faiblesse ou l’engourdissement d’un membre supérieur ou inférieur, particulièrement d’un seul côté du corps, ainsi que les difficultés à parler.
Le dépistage et les bonnes habitudes pour prévenir l’AVC
Pour prévenir cette maladie, le docteur Charles Kachungunu recommande le dépistage régulier des facteurs de risque, le contrôle de la tension artérielle et de la glycémie, ainsi qu’un suivi médical adapté pour les personnes atteintes de maladies chroniques.
Il conseille également de privilégier une alimentation équilibrée, de pratiquer régulièrement une activité physique et de boire suffisamment d’eau.
En cas de suspicion d’AVC, il insiste sur l’urgence de conduire rapidement le patient dans un établissement hospitalier disposant d’un scanner, afin de permettre un diagnostic et une prise en charge appropriés.
Un plaidoyer pour une meilleure couverture sanitaire
Face au coût élevé des soins de santé en RDC, notamment les frais liés à l’accès au scanner, le docteur Kachungunu Matabaro Charles insiste sur l’importance de la sécurité sociale. Selon lui, une meilleure couverture sanitaire faciliterait l’accès précoce aux soins et contribuerait à prévenir les complications graves de cette maladie.
Par Myriam Mufano