Les associations de jeunes œuvrant dans le territoire de Kabare sont appelées à intensifier les sensibilisations communautaires sur les dangers liés à la production, à la commercialisation et à la consommation des boissons fortement alcoolisées.
Cette sensibilisation pourrait contribuer à limiter les dégâts, notamment les décès enregistrés parmi les consommateurs, mais aussi d’autres conséquences telles que les conflits au sein des ménages.
Cinq décès signalés en moins d’un mois
Cet appel est lancé par des groupes de jeunes du groupement de Bugorhe, en territoire de Kabare, à la suite d’un constat faisant état d’au moins cinq décès en moins d’un mois parmi des personnes qui étaient devenues dépendantes de ces boissons.
Le dernier décès a été enregistré le 25 octobre dernier dans le village de Kamakombe, en groupement de Bugorhe. Un homme d’une cinquantaine d’années aurait perdu la vie après avoir consommé ces boissons.
Des mesures annoncées contre la production et la vente
Pour le représentant du chef de groupement de Bugorhe, Béni Mushengezi, la situation prend de l’ampleur et les conséquences sont importantes. Cette situation justifie, selon lui, la mise en place d’une série de mesures visant à limiter la fabrication, la commercialisation et la consommation des boissons fortement alcoolisées dans cette partie du territoire de Kabare.
Il précise que l’identification des maisons de vente et de production a commencé. Cette opération sera suivie de leur destruction, ainsi que d’un contrôle régulier auprès des personnes concernées.
Béni Mushengezi indique également que les chefs de villages et de sous-villages ont reçu l’instruction de parcourir leurs entités afin de repérer et de détruire toute boisson fortement alcoolisée produite ou proposée à la vente.
Les défenseurs des droits humains réclament davantage d’implication
De leur côté, plusieurs défenseurs des droits humains dans la zone réclament des mesures plus fortes de la part des autorités. Ils souhaitent également voir les responsables des familles s’impliquer davantage dans l’éducation de leurs proches sur les conséquences de la consommation excessive de boissons fortement alcoolisées.
Par Samuel Habamungu