Après deux jours de combats d’une forte intensité, soit jeudi 13 et vendredi 14 août 2026, entre les troupes de l’AFC-M23 et des combattants dans plusieurs villages du groupement de Kaniola, en territoire de Walungu, un calme, bien que précaire, s’est installé depuis la soirée de samedi dernier.
Des sources locales indiquent que tout a commencé le jeudi 13 août avec une attaque des combattants Wazalendo qui sont arrivés jusqu’au centre de Kaniola, provoquant une forte panique au sein de la population locale.
Les combats intenses se sont alors poursuivis vendredi, provoquant des déplacements de plusieurs habitants. Des villages comme Kaniola-Centre, Igali, Nabishaka, Mwirama, Chihola, Chindubi, Igalama, Rudundu et Mbuba sont restés vides, indique un leader local contacté.
Le matin de samedi 15 août 2026, la situation est restée volatile. Aucune circulation n’était visible dans le centre, tout comme dans les différents villages ci-haut cités. Les troupes de l’AFC-M23 sont restées visibles un peu partout, visiblement pour un ratissage.
Alors que la plupart des habitants de Kaniola-Centre s’étaient réfugiés les uns dans les écoles, chapelles catholiques, églises locales et familles d’accueil, c’est seulement le soir que leur retour a été possible avec le rétablissement de la quiétude.
Le même samedi, une réunion aurait été tenue, invitant les populations de certains axes à se tenir hors des zones où les combats pourraient resurgir, tout en insistant sur la nécessité de ne pas collaborer avec tous ceux qui peuvent être à la base de l’insécurité.
Si le bilan réel reste à confirmer, des sources indiquent la découverte d’au moins quatre corps de personnes criblées de balles, dont trois dans le village de Chihola et un à Mbuba.
La journée de dimanche est restée globalement calme dans la zone, avec la reprise normale de la circulation et les cultes organisés dans différentes églises, indique un responsable d’une église locale contacté.
Entre-temps, les défenseurs des droits humains continuent de demander aux combattants de fournir un effort pour assurer la protection des civils non armés et de ne pas les confondre avec les porteurs d’armes de l’une ou de l’autre partie aux conflits.
Par Etienne Mulindwa