Une campagne environnementale et citoyenne d’envergure majeure s’est déroulée à Bukavu province du Sud-Kivu dans l’Est de la RDC du 1er au 31 mars 2026 sous l’initiative de la Direction du Développement et de la Coopération DDC.
D’importants efforts de sensibilisation à travers le « Mois Vert » ont été menés par les acteurs étatiques et non étatiques.
Cette initiative avait pour objectif de mobiliser toute la communauté locale pour transformer la capitale du Sud-Kivu en une ville écologique et durable.
Les acquis de cette campagne devaient être appliqués pour faire face à la présence des déchets dans la ville de Bukavu.
Les origines de l’initiative

La campagne est née d’un constat alarmant sur la dégradation environnementale à Bukavu.
À chaque tombée de pluie, des tonnes de déchets plastiques et de bouteilles submergent les eaux du lac Kivu et s’accumulent jusqu’à bloquer les turbines du barrage hydroélectrique de Ruzizi I.
Face à cette pollution critique, à la déforestation urbaine et à l’absence de gestion efficace des déchets, la Coopération Suisse a lancé ce plaidoyer pour éveiller la conscience collective.
Les grands axes d’action
Pour passer de la théorie à la pratique, les organisateurs ont collaboré activement avec les universités locales (le bloc universitaire), la société civile, les artistes et les médias. Les activités clés ont inclus :
- Le reboisement urbain : Près de 5 000 plantules ont été mises en terre dans différents espaces de la ville pour lutter contre les érosions et restaurer le couvert végétal.
- La sensibilisation dans les écoles : Des ateliers d’éducation environnementale ont été menés auprès des élèves et des étudiants pour transformer les habitudes citoyennes dès le plus jeune âge.

- La Foire des idées innovantes : Un espace d’exposition dédié aux jeunes de Bukavu, a été constitué. Ils y ont présenté des solutions technologiques et originales pour la protection de la nature.
- La valorisation des déchets : Des projets artistiques et écologiques ont vu le jour, menant notamment à la création de monuments publics construits entièrement à base de déchets plastiques recyclés.
Les déchets visibles à la place publique
Dans certains coins de la ville de Bukavu l’on constate que des déchets sont entassés et les acteurs impliqués dans ce travail présentent des limites pour rendre la ville propre.
Les déchets ménagers restent visibles pendant plusieurs jours devant les habitations des maisons et à certains espaces publics.
Si des efforts sont consentis par les ménages pour le paiement mensuel de la redevance d’évacuation, il se pose un sérieux problème dans le déploiement des camions chargés d’effectuer cette tache précise.
Cet état des choses rappelle l’initiative du « mois vert » au cours de laquelle les habitants de la ville de Bukavu et les autorités ont été sensibilisés sur les enjeux environnementaux.
Des défis ont été soulevés et les perspectives ont été proposées à l’autorité publique et aux habitants en vue de rendre salubre la ville.
Cependant, plusieurs habitants regrettent que l’appropriation étatique assortie des mesures de puissance publique efficaces et coercitives tardent à venir.
Certains habitants Bukavu pensent que pour contenir les déchets, l’action de l’Etat s’impose. L’hôtel de ville devrait s’approprier cette activité en utilisant les bourgmestres, les chefs des quartiers et d’avenues au lieu de laisser cette tâche aux associations.
Les bourgmestres et les cadres de bases qui s’occupent du Salongo devraient rendre disponible des camions chaque jour dans les avenues pour la collecte des immondices.
L’appui aux communes servirait aussi à la transformation et à la valorisation des déchets.
Les initiateurs du mois vert pris comme cible par certains détracteurs
Il est malheureux de constater que certaines personnes malintentionnées au lieu de saisir les acquis du mois vert pour rendre propre Bukavu, orientent plutôt leurs critiques vers les organisateurs pourtant tout le monde avait été interpellé sur le danger des déchets.
Ainsi, les efforts du « mois vert » devraient être capitalisés autant par les pouvoirs publics que par les populations elles-mêmes afin d’obtenir de plus en plus de résultats sur le terrain car les activités d’un projet sont alignées dans un temps précis et selon des objectifs et résultats précis avec un impact à mesurer progressivement.
Ces détracteurs devaient savoir que la coopération suisse n’est pas une ONG internationale mais une coopération qui implémente des programmes en RDC sur base d’un accord cadre signé entre le Gouvernement de la RDC et celui de la Suisse.
La rédaction