Plus d’une semaine après l’incendie qui a détruit plus de 160 maisons sur l’avenue Hôpital Général, au quartier Nkafu, dans la commune de Kadutu à Bukavu, le quotidien reste particulièrement difficile pour les familles touchées.
Sur le site, les vestiges du sinistre sont encore visibles. Habitations réduites en cendres, tôles calcinées et biens emportés par les flammes : c’est ce qui reste à contempler, alors que certaines victimes, toujours sans solution de logement, passent leurs nuits dans des maisons de voisins.
Pour les familles concernées, aux difficultés d’assurer la scolarité des enfants et de répondre aux besoins quotidiens s’ajoute désormais celle du logement.
Dans cette situation, certains habitants tentent de reprendre possession de leurs espaces en construisant des clôtures ou de petites installations, malgré l’interdiction des autorités. Ces initiatives provoquent déjà des désaccords entre voisins, notamment autour des limites des parcelles.
Norbert Chunguza, chef adjoint de l’avenue Hôpital Général, reconnaît l’existence du problème et annonce la transmission d’un rapport à sa hiérarchie.
Pour sa part, la cheffe du quartier Nkafu, Didienne Mwati, appelle à la solidarité des personnes de bonne volonté, des organisations humanitaires et de toutes les structures capables d’apporter une assistance aux familles affectées, en attendant les dispositions des autorités concernant la situation actuelle.
Par Omeur Mudekereza