Il n’y a rien d’important à attendre des échanges entre le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, et une frange de l’opposition congolaise à Bujumbura.
Ces assises relèvent d’une énième improvisation et d’un nouveau tâtonnement dans un contexte marqué par la multiplication des initiatives de recherche de la paix, dont les résolutions demeurent non respectées par les parties.
C’est ce qu’indique Élodie Ntamuzinda, ancienne présidente du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu.
Elle estime que cette rencontre n’augure aucun espoir pour le peuple congolais, car les acteurs politiques négocient, depuis le début de la crise politico-sécuritaire, pour leurs propres intérêts.
Au lieu des tâtonnements caractérisés par l’activation simultanée des initiatives de Washington, Doha, Luanda, Lomé et, aujourd’hui, de Bujumbura, Élodie Ntamuzinda propose plutôt l’organisation d’un dialogue inclusif entre Congolais.
Par Expedit Kyalu