Les déplacés ayant fui les affrontements à Katasomwa, Nyawaronga, Lijiwe et Bogamanda, dans les hauts plateaux du territoire de Kalehe, dénoncent des conditions de vie de plus en plus précaires.
Installés notamment à Tchofi, Luzira, Buhobera, Mishebere, Cibanda et Kamaziha, ces déplacés affirment n’avoir reçu aucune assistance humanitaire depuis leur arrivée.
Certains sont hébergés dans des familles d’accueil, tandis que d’autres vivent sous des bâches, dans des conditions particulièrement difficiles.
Ils disent manquer de nourriture, de couvertures, de vêtements, de médicaments et de moyens financiers.
Dans leurs témoignages, ils expliquent que la faim constitue aujourd’hui leur principale préoccupation, au point que plusieurs personnes s’évanouissent faute de nourriture.
Ces déplacés regrettent que plusieurs organisations non gouvernementales aient procédé à leur identification sans qu’une assistance concrète ne leur soit apportée jusqu’à présent.
Ils lancent un appel aux autorités, aux organisations humanitaires ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin qu’une aide d’urgence leur soit apportée.
Pour rappel, certains de ces déplacés vivent sur le littoral de Kalehe depuis le mois de février 2026, tandis que d’autres y sont arrivés au cours des mois de mai, juin et juillet, à la suite de la poursuite des violences dans les hauts plateaux de ce territoire.
Par Abel Bital