Au moins 2 350 familles déplacées vivent dans des conditions difficiles à Hombo Sud, dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, et à Lukaraba, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu.
Ces familles avaient fui les affrontements entre l’AFC/M23 et la coalition gouvernementale FARDC et Wazalendos dans les localités de Ziralo, en territoire de Kalehe, et au Nord-Kivu, précisément à Ufamandu, Remeka, Lurere et Biriko.
L’alerte est du Club des Filles Reporters (CFR RDC), après une mission effectuée dans la zone du 25 au 27 septembre dernier.
Des familles sans abris adéquats à Lukaraba
Cette structure fait savoir qu’à Lukaraba, des familles vivent dans des abris de fortune et font face à d’importants besoins en vivres et en articles non alimentaires pour l’hygiène, la santé et la protection.
Des enfants sont exposés au risque de malnutrition, tandis que les femmes enceintes et les adolescentes restent particulièrement vulnérables, car dépourvues de kits d’hygiène et de dignité.
Malgré l’intervention d’une organisation humanitaire chrétienne dite MEDAIR dans la prise en charge de certains malades, les besoins demeurent importants.
Le centre hospitalier de Hombo Sud sous pression
En revanche, à Hombo Sud, le centre hospitalier est fortement sollicité par l’afflux de personnes déplacées malades et de blessés de guerre.
Ses capacités d’accueil et ses ressources limitées rendent nécessaire un appui accru pour assurer la continuité des soins, ajoute le Club des Filles Reporters.
Appel à renforcer l’assistance
Le coordonnateur de cette structure, Simon Weteshi, appelle les autorités, les agences des Nations unies, les organisations humanitaires, les partenaires techniques et financiers ainsi que les personnes de bonne volonté à renforcer rapidement l’assistance en faveur des populations affectées.
Des combats rapportés malgré le cessez-le-feu
Pour rappel, des combats d’une grande intensité ont été rapportés les deux dernières semaines dans cette zone située à la limite entre le Sud-Kivu et le Nord-Kivu, en violation du cessez-le-feu auquel les deux parties avaient pourtant souscrit.
Par Expedit Kyalu