Plus de 80 % des paysans hommes dans les territoires de la province du Sud-Kivu exploitent des terres selon leur coutume, au détriment des femmes et des filles. Cette pratique est à la base des conflits dans les familles, de la frustration et de la marginalisation des femmes et des filles dans les communautés.
Ces résultats ont été présentés mardi 31 mars 2026 par l’Asbl Karibu Jeunesse Nouvelle, au terme d’une étude menée pour connaître et analyser les violations des droits de la femme et de la jeune fille à l’héritage au Sud-Kivu.
L’étude démontre que ce sont les membres des familles et certains chefs coutumiers qui continuent à violer les droits de la femme au nom du respect de la coutume, explique Jolly Kamutu, présidente de l’Asbl Karibu Jeunesse Nouvelle.
Elle rappelle que, devant la loi congolaise, l’homme et la femme sont égaux et ont le droit d’hériter des biens de leurs parents et de disposer des terres.
À travers cette étude, l’Asbl Karibu Jeunesse Nouvelle voudrait permettre à la communauté de comprendre l’importance de l’accès des femmes et des filles à l’héritage et de posséder leurs propres terres.
Elle appelle les femmes à prendre courage et à travailler dur pour se distinguer dans la société et ainsi arracher leurs droits.
Par ailleurs, elle appelle les autorités coutumières à aider à sensibiliser les hommes attachés aux coutumes rétrogrades, afin qu’ils en viennent à traiter les femmes de manière digne.