Les employeurs doivent organiser des séances de gestion du stress au profit de leurs employés. Ceci permet de réduire, voire de minimiser, toutes les conséquences qui peuvent se répercuter sur leur rendement et impacter le service.
C’est ce que pense BIRHINGINGWA MAGENDO Aristote, infirmier de formation et psychologue clinicien, spécialiste en psychothérapie des couples, des familles et des enfants, dans un entretien accordé à Radio Maendeleo à l’occasion de la Journée internationale du travail.
Selon lui, les employeurs devraient réfléchir à de nouveaux mécanismes susceptibles de soulager les souffrances des travailleurs confrontés à plusieurs défis, notamment sur le plan sécuritaire.
Il précise par ailleurs que depuis le début de la crise dans l’Est de la RDC, de nombreux travailleurs présentent des signes de stress chronique provoqué par les difficultés induites par la guerre et le contexte qui s’est imposé à eux.
BIRHINGINGWA MAGENDO Aristote indique également que le stress en milieu professionnel entraîne plusieurs conséquences sur les plans physique, mental et organisationnel.
Sur le plan physique, le stress au travail expose les employés à diverses pathologies, notamment la gastrite chronique, l’hypertension artérielle et même le diabète.
Bien plus, ajoute-t-il, les victimes peuvent aussi développer une dépression sévère qui, en l’absence de prise en charge, peut avoir de graves conséquences.
Le psychologue souligne que plusieurs signes peuvent révéler qu’un travailleur est confronté au stress professionnel.
Il s’agit notamment de l’épuisement professionnel, des troubles du comportement, de l’isolement, des retards répétés sans raison valable, de la consommation abusive d’alcool, des troubles du sommeil, de la perte d’appétit, de l’irritabilité, de la colère et de la baisse de performance au travail.
Enfin, notre source appelle toutes les personnes présentant de tels signes à consulter un professionnel de santé et à développer davantage de résilience, notamment en pratiquant régulièrement une activité sportive.
Par Omeur Mudekereza