Plus de deux semaines après l’interdiction des services de télécommunication dans le territoire de Fizi, les populations continuent de subir les conséquences de cette mesure qui prive plusieurs habitants d’accès à l’internet, aux appels et aux messages.
Cette décision, entrée en vigueur depuis le 3 juillet, aurait été prise par les autorités militaires pour des raisons sécuritaires. Même les personnes disposant des connexions privées Starlink voient leurs équipements saisis en cas de tentative d’activation de l’internet.
Cette situation affecte déjà le quotidien des habitants qui ne parviennent plus à communiquer avec leurs proches ni à effectuer des transactions financières via les services Airtel Money, Orange Money ou M-Pesa.
Pour la société civile forces vives du territoire de Fizi, cette coupure prolongée constitue une violation des droits des populations, notamment ceux liés à l’accès à l’information et à la communication, reconnus par les instruments juridiques nationaux et internationaux.
Son président, Me Jacques Alimasi, appelle au rétablissement de la connexion internet afin de faciliter la communication et permettre aux habitants de poursuivre leurs activités dans de meilleures conditions.
Cette mesure intervient dans un contexte marqué par l’escalade des affrontements qui ont conduit à la prise de plusieurs villages par l’AFC/M23 dans les hauts plateaux de Fizi et de Mwenga. Elle touche la ville de Baraka, l’ensemble du territoire de Fizi ainsi qu’une partie du territoire de Mwenga.
Par Etienne Mulindwa