Le gouvernement congolais est appelé à renforcer les mécanismes nationaux de lutte contre l’impunité des crimes internationaux.
Ce message est lancé par le défenseur des droits humains au Sud-Kivu, Epimack Kwokwo, dans un entretien accordé à Radio Maendeleo à l’occasion de la Journée mondiale de la justice internationale, célébrée le 17 juillet de chaque année.
Pour lui, l’absence de poursuites efficaces depuis près de trois décennies favorise la répétition des crimes et entretient l’impunité. Il estime que les victimes ont droit à la vérité, à la justice et à la réparation, tout en rappelant que les crimes internationaux sont imprescriptibles et que leurs auteurs peuvent être poursuivis, quel que soit le temps écoulé.
Epimack Kwokwo invite ainsi les autorités congolaises à mettre en place des chambres mixtes spécialisées au sein des juridictions nationales afin de juger les auteurs de crimes internationaux.
Selon lui, cette démarche permettrait de reconnaître officiellement les victimes, d’ouvrir la voie à leur réparation et de décourager durablement la commission de nouveaux crimes.
Par Omeur Mudekereza