Les habitants de différents villages du territoire de Kalehe sont appelés à privilégier la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble, dans un contexte marqué par les conflits armés qui secouent la province du Sud-Kivu.
Les défenseurs des droits humains et des notables de la région mettent en garde contre les accusations portées par certains membres de la communauté auprès des porteurs d’armes. Selon eux, ces pratiques contribuent à aggraver les tensions entre des communautés déjà fragilisées par les conséquences de la guerre.
Cette interpellation intervient après l’enregistrement de plusieurs conflits dont l’origine serait liée, dans certains cas, à des accusations parfois mensongères portées par des personnes contre d’autres auprès des hommes armés.
Des sources locales indiquent que cette situation aurait déjà entraîné le déplacement de certaines familles, qui craignent d’éventuels actes de vengeance à la suite de ces accusations. Une situation qui, selon les mêmes sources, fragilise davantage le vivre-ensemble et la cohésion au sein des communautés.
Face à ces tensions, les habitants sont appelés, en cas de mésentente ou de conflit, à privilégier les mécanismes locaux de règlement des différends, notamment à travers les Églises et les chefs locaux.
Les défenseurs des droits humains et les notables encouragent ainsi la médiation, le dialogue et le pardon afin de préserver la paix et de promouvoir une cohabitation harmonieuse entre les différentes communautés du territoire de Kalehe.
Par Samuel Habamungu