Au moins 60 chambres de prière sont actuellement fonctionnelles dans différents villages du groupement de Burhale, en territoire de Walungu, depuis le début de l’année 2026.
Les hommes et les femmes qui entretiennent ces chambres de prière présentent désormais leurs initiatives comme des solutions aux maladies et à d’autres problèmes sociaux, face à une population confrontée à des difficultés d’accès à des soins de santé de qualité.
L’alerte est lancée par la société civile sous-noyau du groupement de Burhale, dans une note partagée à Radio Maendeleo jeudi 6 août 2026.
Cette structure citoyenne fait observer que la présence de ces chambres de prière constitue déjà un danger, notamment pour la cohésion sociale, avec la diffusion de fausses prophéties. Elle déplore également l’abandon des travaux champêtres, certaines personnes passant des journées entières, voire des semaines, dans ces lieux.
La société civile de Burhale estime que cette situation est aggravée par la pauvreté, qui ne permet pas à de nombreux habitants malades de payer leurs soins dans des structures médicales appropriées.
Dans ce contexte, son président, Joseph Babwine, estime qu’un appui soutenu à la zone de santé, notamment à travers l’équipement des structures sanitaires et la mise en place d’un programme de soins gratuits, pourrait constituer l’une des solutions.
Il sollicite également l’intervention des autorités afin de mettre fin à cette pratique dans cette partie du territoire de Walungu.
Joseph Babwine appelle enfin la population à cesser de fréquenter les chambres de prière, surtout en cas de maladie. Il affirme que certaines personnes y perdent la vie ou en ressortent dans un état de santé déjà critique.
Par Alain Kabika