Les autorités devraient se concentrer en priorité sur la sécurité, l’emploi et l’éducation en faveur des jeunes, plutôt que sur les différentes campagnes en faveur du changement de la Constitution en cette période.
C’est ce qu’estime Junior Kamwele, président du Conseil urbain de la jeunesse de Bukavu, en marge de la commémoration de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août de chaque année.
Réagissant à la récente sortie de la ministre nationale de la Jeunesse, au cours de laquelle elle a annoncé la campagne dénommée « Oui, je le veux » en faveur d’un éventuel changement de la Constitution, Junior Kamwele estime que cette initiative est inopportune dans un contexte marqué par la guerre et les difficultés socio-économiques.
Il estime que les efforts devraient plutôt être orientés vers les besoins immédiats de la population, notamment l’accès à l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé, ainsi que la préparation des jeunes à faire face aux défis futurs.
Concernant la Constitution, il estime que les raisons évoquées pour justifier son changement doivent être clairement expliquées à la population, en précisant notamment quelles dispositions constitutionnelles constituent actuellement un obstacle à la gouvernance du pays.
À l’occasion de cette Journée internationale de la jeunesse, il invite ainsi les autorités à apporter d’abord des réponses concrètes aux difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés au quotidien.
Le débat sur la Constitution pourrait, selon lui, intervenir après.
Il en parle
Par Omeur Mudekereza