Les peuples autochtones vivant autour du Parc national de Kahuzi-Biega restent confrontés à plusieurs difficultés qui affectent leurs conditions de vie. Il s’agit notamment de la pauvreté, de la marginalisation, de l’accès limité aux soins de santé et à l’éducation, ainsi que des problèmes liés aux droits fonciers et à leur participation aux instances de prise de décision.
C’est ce qu’indique Me Gentil Akilimali, coordonnateur du Centre d’Espoir pour les Droits Humains, CEDH en sigle, à l’occasion de la Journée internationale des peuples autochtones, célébrée le 9 août de chaque année.
Pour lui, ces difficultés relancent le débat sur la place accordée aux communautés autochtones dans les décisions relatives à la gestion des ressources naturelles et des espaces avec lesquels elles entretiennent des liens ancestraux.
Au-delà de la question de la conservation du parc, les défenseurs des droits des peuples autochtones estiment que les préoccupations de ces communautés doivent être prises en compte dans la recherche de solutions aux différents défis auxquels elles sont confrontées.
Pour Gentil Akilimali, le dialogue avec les communautés concernées et leur participation effective aux processus de décision constituent des éléments essentiels pour parvenir à des solutions durables.
Cette Journée internationale est célébrée cette année sous le thème : « Rendre hommage aux sages-femmes autochtones, protéger la vie et le bien-être ». Elle met notamment en lumière la contribution des femmes autochtones à la santé et au bien-être de leurs communautés.
Au Sud-Kivu, les défenseurs des droits des peuples autochtones appellent ainsi les autorités, les gestionnaires du PNKB, les organisations de la société civile et les partenaires à privilégier des solutions durables, conciliant la conservation de la nature avec le respect des droits et de la dignité des communautés autochtones.
Par Omeur Mudekereza