La réussite du dialogue national annoncé en République démocratique du Congo dépendra de sa capacité à être inclusif dans sa composition, équilibré dans sa gouvernance et crédible dans ses conclusions.
Ainsi, le Dialogue national ne produira les résultats attendus que s’il est conduit dans un esprit d’humilité, de respect mutuel et de responsabilité.
C’est ce qu’estime l’Alliance pour le Dialogue Inclusif et la Réconciliation (ADIR), une plateforme réunissant des organisations communautaires, des associations citoyennes et des structures de la société civile, dans une déclaration rendue publique et consultée par Radio Maendeleo mardi 22 septembre 2026.
L’ADIR s’appuie sur des consultations nationales
S’appuyant sur les conclusions des consultations organisées à travers le pays avant la publication de cette déclaration, l’organisation estime que l’aspiration populaire à voir les acteurs politiques et sociaux privilégier la concertation plutôt que la confrontation demeure une aspiration profonde du peuple congolais.
Saluant l’initiative visant à promouvoir un Dialogue national dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, politiques, institutionnels, économiques et sociaux, l’ADIR considère que cette démarche traduit la reconnaissance qu’aucune solution durable aux crises que traverse le pays ne peut être trouvée en dehors du dialogue, de l’écoute mutuelle et de la recherche du consensus.
Une coordination dotée d’une autonomie suffisante
À cet égard, la structure estime que le Dialogue national gagnerait davantage en crédibilité, en légitimité et en adhésion populaire s’il reposait sur une coordination disposant d’une autonomie suffisante, de prérogatives clairement définies et de la confiance de l’ensemble des parties prenantes.
Une telle approche contribuerait à rassurer les acteurs politiques et sociaux et à consolider l’image d’un cadre véritablement national au service de l’intérêt général, estiment les signataires.
« La participation effective de toutes les composantes de la Nation »
La réussite de ce processus exige la participation effective de toutes les composantes de la Nation, ajoute l’Alliance, qui exprime sa disponibilité à contribuer à sa préparation, à son organisation et à son accompagnement.
L’ADIR recommande par ailleurs que les consultations provinciales prévues dans le cadre du Dialogue national accordent une place significative aux organisations communautaires et citoyennes.
Un « véritable pacte national de confiance »
Ainsi, l’ADIR considère que le Dialogue national ne doit pas être perçu comme un simple événement politique ou institutionnel, mais comme un véritable pacte national de confiance entre les institutions, les forces politiques, la société civile et les citoyens.
Par Etienne Mulindwa